Billets dans la catégorie "Actualité"

Diner gourmand au bar du Dauphin

Samedi 2 avril - 21h00 - Le Dauphin - 131, avenue Parmentier  - 11ème arr.

LeDauphin1 Déjeuner ou diner sur le comptoir d'un bar a souvent beaucoup de charme. Bien sûr, au delà de 2 cela ne favorise pas l'échange avec ses convives (ce soir ont était trois mais on avait squatté l'angle du bar !), mais cela développe une autre forme de convivialité. Une proximité avec le service, et même avec l'ensemble de la salle quand le bar à la chance d'être situé au centre de la pièce comme ici. On respire le lieu, on papote avec la serveuse, on salue son voisin qui s'en va, on accueille celle qui arrive et qui tente de ne pas vous bousculer avec son immense sac... On se sent que ça bouge, que c'est là que ça se passe, et c'est bien.

C'est ce que j'ai ressenti en m'asseyant au Dauphin, la nouvelle adresse ouverte par le surdoué Inaki Aizpitarte et ses compères, juste à côté du vaisseau amiral Chateaubriand. La déco du lieu réalisée par le designer hollandais Rem Koolhas est aussi vraiment très réussie. Un mélange de modernisme, de luxe et de simplicité bistrotière qui fait qu'au final, c'est un lieu qui ne ressemble à aucun autre.

Côté cuisine ça fonctionne très bien également, mais on en attendait pas moins d'Inaki... Certains disent que c'est un bar à tapas, moi je préfère dire que c'est une table de dégustation. La carte est composée d'une vingtaine de plats parmi les quels on sélectionne son menu, dans l'ordre que l'on souhaite, en fonction de ses humeurs et de ses envies, et sachant que chaque assiette qui vous est servie, peut facilement être partagée avec toute la table.

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Ramuntcho est de retour...

Taula bat ! *  Retour_ramuntcho

Et non, je n'avais pas disparu. C'est vrai que 2 ans et demi, ça fait un bail.   

Mais je vous rassure, je n'ai pas cessé de manger dans de bons bistrots durant tous ces mois. Simplement ma vie s'est concentrée sur un autre projet qui me tenait à cœur et qui a absorbé la quasi totalité de mon temps. Du coup, plus un moment à moi pour rédiger quelques commentaires sur mes aventures gastronomiques. Il est vrai que l'entretien d'un blog est une activité particulièrement prenante.

Mais aujourd'hui, alors que ce projet est désormais derrière moi, j'ai décidé de m'y remettre. A la fois fortement encouragé par mon entourage, et surtout très motivé de retrouver le contact avec mes lecteurs, qui à ma grande surprise, ont été encore quelques-uns à rendre une petite visite à Ramuntcho malgré son silence...

Pendant tout ce temps, j'ai emmagasiné pas mal de souvenirs, d'émotions, de rencontres gastronomiques. Vous allez donc, dans les jours et les semaines qui vont suivre, pouvoir retrouver ces pérégrinations culinaires et bistrotières, et ainsi découvrir mes points de vue, mes découvertes, mes coups de cœurs et mes coups de gueule sur un paysage gastronomique particulièrement actif en ce moment.. en espérant les partager avec le plus grand nombre d'entre vous, et surtout échanger vos avis avec vous.

* A table ! en basque.


Le plaisir perdu de lire le magazine Régal

Vendredi 16 mai – 19h00 – chez moi

Regal_juin2008 Quelle déception ! Quel gâchi !
Je viens d’ouvrir le dernier du numéro du magazine Régal, et après avoir feuilleté quelques pages, le magazine me tombe des mains… photos fades et sans relief, sujets creux et déjà vus… Mais comment peut-on détruire ainsi en un clin d’œil, tout le talent et le travail qu’une équipe compétente et enthousiaste avait construit numéro après numéro pendant plus de trois ans.
A vrai dire, j’étais un peu prévenu puisque dans sa parution de mars, la revue Omnivore annonçait avec inquiétude le départ du rédacteur en chef historique du magazine, et l’on découvrait ensuite dans les lettres pro des métiers de la communication qu’une ancienne chef de service de l’hebdomadaire Femme Actuelle était nommée Rédac Chef… Je n’ai rien contre Femme Actuelle qui est un excellent magazine, mais son style et sa cible me semblent très éloignés des ambitions affichés par Régal lors de lancement, qui lui ont permis de convaincre en 3 ans plus de 114 500 acheteurs(chiffre officiel certifié par l’OJD) tous les 2 mois.
Je comprends qu’un éditeur cherche à augmenter les ventes de sa revue, mais je ne suis pas certain qu’il y arrive en réalisant un magazine identique à tous ceux qui depuis de nombreuses années, se bagarrent pour obtenir le leadership, sur des concepts plus conventionnels. En tout cas, il risque à coup sûr de perdre très vite tous les lecteurs qui, comme moi, avait choisi le magazine Regal parce qu’il était différent des autres, certainement un peu plus élitistes et plus gastronomique, mais aussi plus original, innovant et motivant… moins ringard…
Désolé Monsieur Brière (c’est le nom du Directeur de la Publication) mais je pense que je ne renouvellerai pas mon abonnement à votre magazine, et malheureusement je ne pense pas être le seul dans ce cas… Et cela me rend très triste, car encore une fois on nivelle par le bas !


Adieu Roger Blachon et merci.

Ce jeudi - 8h40 - Café le Danton - 6ème arr.

Poster_cuisine_gm_01_3 C'est un peu bizzare de démarrer un blog de gastronome sur ce sujet, mais lorsque, attablé devant mon café,  j'ai découvert cette nouvelle en ouvrant l'Equipe ce matin, j'étais vraiment très triste.
Je ne le connaissais pas personnellement, mais j'appreciais énormément ses dessins, et surtout il représentait toute une génération de bons vivants, nourris au rugby, aux copains et aux virées nocturnes dans les bars de St Germain, qui j'ai l'impresssion (mais j'espère me tromper) se font plus rares.
Lorsque j'étais étudiant, ce sont ces ambiances et ces personnages qui nous guidaient dans nos troisièmes mi-temps au Bedford Arms ou au Birdland... et qui surtout  aujourd'hui symbolisent les valeurs que nous essayons de défendre : amitié, franchise, générosité et bonne humeur.
Aussi, j'en suis certain, Roger Blachon devait avoir un bon coup de fourchette. Il devait aimer toutes les bonnes nourritures que je vais essayer de vous commenter tout au long de la vie de ce blog.
J'ai d'ailleurs trouvers ce dessin sur le web, qui démontre combien il connaissait la cuisine des restaurants, et combien il savait avec humour et toujours beaucoup de tendresse, saisir l'essentiel d'un lieu, d'un métier, d'une communauté.
Alors salut l'artiste et merci pour tout Blachon.