jeudi 05 juin 2008

Le Comptoir du Relais ou les plaisirs sans cesse renouvelés de la bonne cuisine

Mardi 3 juin – 22h45 – Le Comptoir du Relais – 7-9, carrefour de l’Odéon – 6è arr.

Comptoir_relais_juin2008 Ce qui est magique dans la gastronomie, c’est que même lorsque vous êtes prévenu que le chef est un super bon, que le restaurant est encensé par la critique, que vous passez votre temps  à écumer les bonnes tables de la ville, et que donc, vous vous installez à la table du restaurant en question en sachant d’avance que vous aller déguster un bon repas, un peu blasé peut-être … il y a des endroits où vous arrivez tout de même à être enthousiaste comme pour un premier rendez-vous, à être bluffé par les plats qui vous sont servis, à tomber sous le charme du moment que vous êtes en train de passer … comme si la découverte de cet établissement était une véritable surprise…
Et bien c’est ce qui vient de m’arriver ce soir lors de mon dîner au Comptoir du Relais, au carrefour de l’Odéon, chez Yves Camdeborde.
On ne présente plus Yves Camdeborde, l’inventeur il y a presque 15 ans de « bistronomie » avec son premier restaurant, La Régalade. Aujourd’hui c’est une star des fourneaux. Il n’y a pas un chroniqueur gastronomique ou un magazine qui n’ait pas vanté la qualité de son travail, et qui n’ait pas conseillé à arrêt dans son établissement…
Yves, je le connais bien. Mon premier souvenir est tout simple : une salade de tomate - la meilleure que je n’ai jamais mangée ! – servie un soir d’été à la Régalade, quelques jours après l’ouverture du restaurant. Depuis je ne l’ai plus quitté, faisant de son bistrot mon spot gastronomique préféré. Et puis j’ai eu la chance d’apprendre à connaître l’homme : un type épatant, généreux, doté d’une énergie incroyable et d’un enthousiasme communicatif. Quelqu’un qui sait ce qu’il veut et qui dit ce qu’il pense, même si cela ne fait pas toujours plaisir…un vrai béarnais quoi !
Bizarrement, depuis qu’il avait ouvert le Comptoir, je n’étais pas encore aller dîner chez lui. Nous nous croisions régulièrement, en particulier chez Christian Constant, son ami et surtout son père « spirituel » (je ne sais pas s’il l’appelle encore « Monsieur Constant », mais ça longtemps été le cas), mais il est tellement difficile d’obtenir une table – le restaurant est minuscule – que le Comptoir restait jusqu'à ce jour pour moi, une adresse très réputée « à découvrir ».
C’est désormais chose faite, et franchement, je ne le regrette pas.

Lire la suite "Le Comptoir du Relais ou les plaisirs sans cesse renouvelés de la bonne cuisine" »

mardi 03 juin 2008

Les petits mensonges du Jules Verne

Mardi 3 juin  - 19h30 -  à la maison

Annulation_jules_verne A mon grand regret, je ne pourrais pas vous parler du Jules Verne ce mois-ci.
En effet, alors que j’avais réservé une table pour la fin du mois de juin, je viens d’apprendre ce soir que cet honorable établissement ne pouvait plus honorer ma réservation.
Pour quelles raisons ? Surbooking ? réquisition de ma table pour un VIP ? Soirée privée ?
Je crois que je ne le saurais jamais vraiment.
En revanche, ce dont je suis sûr, c’est que la raison qui m’a été indiquée au téléphone n’était pas la vraie. L’hôtesse chargée de m’annoncer la mauvaise nouvelle m’a en effet expliqué qu’il s’agissait d’un problème technique, leur système informatique gérant les réservations aurait eu un énorme bug, entraînant la suppression inopinée de toutes les réservations prises pour le jour que j’avais choisi, etc., etc.…
Or après vérification auprès de la société qui gère le système de résa, celle-ci m’a assuré qu’elle n’avait enregistré aucun problème sur ses serveurs les jours précédents et a eu l’air très surpris que j’évoque un problème sur le système du Jules verne.
Et le clou de l’histoire, c’est que quelques minutes après ma conversation avec cette charmante hôtesse, j’ai reçu avec surprise un mail du groupe Ducasse, me confirmant que « MON annulation avait bien été enregistrée par leur service !!! ». On ne sait jamais…au cas où je voudrais engager une procédure contre l’établissement pour « suppression de réservation injustifiée  ou bug informatique non maîtrisé»…
Bien entendu, cet incident n’est pas très grave. Il est même plutôt comique… Mais il me semble qu’une adresse comme le Jules Verne, et qu’un groupe tel que celui d’Alain Ducasse, ne perdrait rien à être transparent avec ses clients. La Tour Eiffel est un lieu magique qui attire énormément de monde, et il me semble compréhensible que la gestion d’un tel restaurant nécessite de faire face à des situations un peu complexe. Mais je crois par ailleurs que dire la vérité, même si elle n’est pas agréable à annoncer, vaut que de dire un mensonge maladroit. Au moins dans le premier cas, on sait que l’on a faire à une équipe sincère – à mon avis, une qualité indispensable pour une grande table. Dans le 2ème cas, quand le pot au rose est découvert, on aura peut-être toujours un doute sur les qualités du lieu …

Reste que je suis certain que le Jules Verne est une très belle adresse. Alain Ducasse et ses équipes sont de grands professionnels. En particulier, d’après mes informations, le menu déjeuner à 75 euros vaut vraiment la peine d’être dégusté… Ce sera donc pour une prochaine fois… En espérant que j’aurais plus de chance avec ma réservation cette fois-ci.

Une dernière remarque :  Finalement, le bon vieux livre de résa en papier, avec sa couverture en cuir, avait du bon… à moins de dire qu’il était tombé dans la marmite du chef, il était difficile d’invoquer un problème technique pour annuler une réservation d’un client…

Si vous voulez à votre tour, tenter votre chance : www.lejulesverne-paris.com

lundi 02 juin 2008

Les Gourmandises de Ramuntcho du mois de Mai 2008

Bestof_mois_2 Alors que l'été approche mais que le soleil a du mal à percer,  voici pour mémoire mon bestof des dernières semaines :
 


N°1
LES COCOTTES - Paris 7ème arr.

N°2
SARDENA A TAVOLA - Paris 12ème arr.
Une adresse discrète, sortie de nulle part, a absolument préserver.

N°3
LA FONTAINES DE MARS - Paris 7ème arr.
Bon, simple et pas cher… furieusement tendance… que demandez de mieux !


Et pour retrouvez toutes mes chroniques du mois de Mai, cliquez ici>

En route pour de nouvelles aventures !
Bonne Gourmandise...

lundi 19 mai 2008

Le plaisir perdu de lire le magazine Régal

Vendredi 16 mai – 19h00 – chez moi

Regal_juin2008 Quelle déception ! Quel gâchi !
Je viens d’ouvrir le dernier du numéro du magazine Régal, et après avoir feuilleté quelques pages, le magazine me tombe des mains… photos fades et sans relief, sujets creux et déjà vus… Mais comment peut-on détruire ainsi en un clin d’œil, tout le talent et le travail qu’une équipe compétente et enthousiaste avait construit numéro après numéro pendant plus de trois ans.
A vrai dire, j’étais un peu prévenu puisque dans sa parution de mars, la revue Omnivore annonçait avec inquiétude le départ du rédacteur en chef historique du magazine, et l’on découvrait ensuite dans les lettres pro des métiers de la communication qu’une ancienne chef de service de l’hebdomadaire Femme Actuelle était nommée Rédac Chef… Je n’ai rien contre Femme Actuelle qui est un excellent magazine, mais son style et sa cible me semblent très éloignés des ambitions affichés par Régal lors de lancement, qui lui ont permis de convaincre en 3 ans plus de 114 500 acheteurs(chiffre officiel certifié par l’OJD) tous les 2 mois.
Je comprends qu’un éditeur cherche à augmenter les ventes de sa revue, mais je ne suis pas certain qu’il y arrive en réalisant un magazine identique à tous ceux qui depuis de nombreuses années, se bagarrent pour obtenir le leadership, sur des concepts plus conventionnels. En tout cas, il risque à coup sûr de perdre très vite tous les lecteurs qui, comme moi, avait choisi le magazine Regal parce qu’il était différent des autres, certainement un peu plus élitistes et plus gastronomique, mais aussi plus original, innovant et motivant… moins ringard…
Désolé Monsieur Brière (c’est le nom du Directeur de la Publication) mais je pense que je ne renouvellerai pas mon abonnement à votre magazine, et malheureusement je ne pense pas être le seul dans ce cas… Et cela me rend très triste, car encore une fois on nivelle par le bas !

samedi 10 mai 2008

Les nappes à carreaux de la Fontaine de Mars

Vendredi 9 mai – 23h45 – La Fontaine de Mars  – 129, rue St Dominique - 7è arr.

Ramuntcho_fontaine_mars Un conseil : si vous souhaitez faire découvrir à des amis étrangers venant pour la 1ère fois à Paris, un bistrot traditionnel typique de la capitale, n’hésitez plus. Emmenez-les à la Fontaine de Mars. Vous verrez, ils ne seront pas déçus.

Tout d’abord parce que le lieu et son décor ont gardé  - malgré de récents travaux de rénovation et d’agrandissement - toute la patine et les codes du bistrot bourgeois cossu du début du XXème siècle, avec comme porte-drapeau la fameuse nappe à carreaux rouge et blanche (la même que l’on retrouve dans le dessin animé de Walt Disney « Ratatouille »…).
Pour moi, elle est magique cette nappe à carreaux… surtout lorsqu’elle est coupée dans un coton épais de qualité, siglée du nom de l’établissement, bien repassé. Et bien entendu, elle est accompagnée d’une large serviette assortie, que l’on prend plaisir à déplier lentement sur ses genoux, en imaginant déjà les bons plats que l’on va pouvoir déguster, sans se soucier des débordements de sauce qui sans elle, pourraient tâcher la belle robe ou le pantalon, et ainsi gâcher un peu la fête…

Lire la suite "Les nappes à carreaux de la Fontaine de Mars" »

jeudi 01 mai 2008

Les Gourmandises de Ramuntcho du mois d’Avril 2008

Bestof_mois Avant de démarrer les aventures de mai, voici pour mémoire – comme je le ferais désormais chaque mois - mon bestof des dernières semaines :

N°1

SPRING – Paris 9ème arr.
Une très grande cuisine dans des petits plats… Il vous faudra certainement patienter pour y obtenir une table… mais cela en vaut le coup !

N°2
Le HIDE – Paris 17ème arr.
Une adresse discrète, sortie de nulle part, a absolument préserver.

N°3
HIER & AUJOURD’HUI – Paris 17ème arr.
Bon, simple et pas cher… furieusement tendance… que demandez de mieux !


Et pour retrouvez toutes mes chroniques du mois d'Avril, cliquez ici>

En route pour de nouvelles aventures !
Bonne Gourmandise...

mercredi 30 avril 2008

Ripaille : étonnant et pas aussi gras qu’on le croyait.

Ce mercredi – 15h40 – Ripaille – 69, rue des Dames – 17è arr.

Ripaille_1 Pour terminer mon premier mois de bloggeur, je vous emmène aujourd’hui dans un petit bistrot du 17ème arrondissement populaire. J’avais repéré cette adresse, il y a maintenant deux ans, en lisant les chroniques d’Emmanuel Rubin dans le magazine L’Optimum. J’avais noté à l’époque la remarque qu’il faisait dans son papier :  « étonnant et pas aussi gras qu’on le croyait… ».
Et bien c’est exactement cela.
Aujourd'hui, en poussant la porte, je me demandais quand même si je n’avais pas fait une erreur d'y traîner mon camarade de jeu du jour, qui essaye depuis quelques semaines de se délester de quelques kilos superflus.
Le lieu a en effet tous les aspects de ces restaurants franchouillards traditionnels, où certes la nourriture est bonne, mais où les préparations fortes en sauce, en croûte, ou en matière grasse ont su résister à la légèreté et au dépouillement de la cuisine moderne.
D’ailleurs, pour éviter toutes tentations gourmandes, nous nous sommes rués sur le menu « affaire »  - entrée + plat – à 15€, sans même consulter l’ensemble des plats proposés sur la carte.
Sauf qu’après une soupe de lentille savoureuse servie en entrée, nous avons découvert des plats certes classiques et bien servis – un pavé de lieu et un steak tartare –, mais travaillés avec beaucoup de doigté. En effet, les légumes sautés aux herbes servis avec le lieu, et les pousses de soja mélangées à mon tartare, nous ont rapidement démontré que « l’habit du lieu ne fait pas la cuisine » , et qu’en fait, nous avions finalement à faire  à une cuisine très moderne.
Du coup, on n’en regrettait presque les plats de la carte servis à nos voisins comme à l’ensemble de la salle, qui eux semblaient des habitués des lieux, ravis de venir déguster une cuisine simple mais de bon goût, sans inquiétude pour leur digestion.
En sortant, il nous restait donc qu’une chose à faire : planifier notre prochaine visite chez Ripaille…

Réservation au 01 45 22 03 03

mardi 29 avril 2008

Ambiance sportive pour un déjeuner au Stade.

Ce Mardi – 14h45 – Le Stade –Stade Géo André – 2, rue du Commandant Guilbaud -16è arr.

Le_stade_2 Mon passé de sportif et en particulier de rugbyman explique pourquoi j’ai toujours été attiré par les club-houses des stades. Il y règne toujours une ambiance dans laquelle je me sens bien.
Spectateur, on vient pour voir de près les dieux du stade, les féliciter, échanger quelques mots, ou encore mieux trinquer avec eux …
Acteur, on vient pour retrouver les copains, refaire le match, blaguer, … parfois draguer… et  surtout se détendre après l’effort. C’est aussi là que démarrent les virées après les victoires… Et l’on y boit beaucoup aussi, et pas forcément que de l’eau…
En revanche, côté bouffe, ce n’est pas toujours le top (c’est même parfois le pire…)…

Sauf au STADE, le restaurant du club-house du Stade Géo André, près de la Porte de St Cloud, derrière le Parc de Prince.

Lire la suite "Ambiance sportive pour un déjeuner au Stade." »

lundi 28 avril 2008

Hier & Aujourd’hui : simple et bon !

Vendredi 25 avril – 15h05 – Hier & Aujourd’hui – 145, rue de Saussure – 17è arr.

Hier_aujourdhui Il y a des moments où l’on se retrouve face à des évidences. Mon déjeuner du jour en est la preuve.  Quand c’est simple, sincère, que les produits sont bien sélectionnés, travaillés juste ce qu’il faut, sans fioriture, et servis avec générosité, on peut juste dire : ben c’était vâchement bon !
Et c’est ce que  m’a également dit mon compagnon de table du jour en sortant du restaurant  Hier & Aujourd’hui.
Situé à quelques pas de la Porte d’Asnières, le lieu de ne paye pas de mine vue de l’extérieur. On passerait presque son chemin… Mais une fois la porte poussée, déjà on se sent bien. Oh la déco n’a rien d’extraordinaire, celle un bistro de son temps, un mélange d’authenticité et de modernisme que l’on retrouve dans pas mal de lieux à Paris en ce moment. Mais là encore, c’est simple et accueillant.
On découvre la carte sur l’immense ardoise collée au mur (attention au torticolis si vous êtes du mauvais côté). 6 entrées, 6 plats, 7 desserts… terrine de campagne, œuf cocottes, tendrons de veau, brandade de morue, thon grillé, baba au rhum, crème brûlée, belle assiette de gariguettes avec sa crème… que des plats connus, mais des plats que l’on a toujours appréciés, surtout lorsqu’ils sont cuisinés au cordeau avec la petite touche d’originalité dans l’assaisonnement ou l’accompagnement qui marque le moment…
On accompagne cela avec un verre d’un bon petit vin (un Bourgogne blanc ce jour-là), et l’on ressort de là avec une addition toute douce: 32 euros par personne, y compris 2 cafés et une eau minérale.
Et je ne parle même pas de la formule express pour le déjeuner à 18 €, café inclus, pour ceux qui n’ont pas le temps, mais qui ne veulent tout de même pas sacrifier leur pause déjeuner…
Non, vraiment… c’était vâchement bien… on reviendra… sûr.

Réservation au 01 42 27 35 55

dimanche 27 avril 2008

Vous connaissez la tarte au Daim ?

Samedi 26 avril – 14h07 -  Cafétéria IKEA -  Franconville

Les_daims Il y a des week-ends où l’on n’échappe pas aux corvées. Et au palmarès des corvées, les courses du samedi chez IKEA sont pas mal placées...
Mais bon, c’était pour la bonne cause – l’installation des nouveaux bureaux de ma tendre épouse – et puis coup de bol, la foule n’était pas trop au rendez-vous.
Et puis, chez IKEA, il y a les Daims. Vous ne connaissez pas les Daims ?
Ce sont ces bonbons au chocolat au lait, fourrés de caramel craquant et enrobés dans un papier rouge… Ces bonbons savoureux ont été créés par un suédois dans les années 50, et à ma connaissance, en France, on ne les trouve que chez IKEA.
Ne laissez pas un paquet traîner un paquet à ma proximité, je vous le finis en moins de 2 ! c’est dingue comme je suis gourmand !
Tarte_au_daim Et puis, il y a encore mieux : la tarte au Daim. Pour cela il faut se rendre à la cafétéria du magasin. Ce n’est pas  vraiment un lieu à recommander à un gastronome (même si les nourritures servies au self sont très acceptables par rapport au prix payé), mais parmi les desserts proposés, il y a une délicieuse tarte confectionnée avec le chocolat au lait et le caramel croquant que l’on retrouve dans les fameux bonbons. Le goût est identique, fondant, croquant et très sucré.
Mais en plus, on a le plaisir glouton de se mettre dans la bouche un énorme Daim en une fois (un moment de honte est vite passé !).
Avis aux bloggeurs, il faut absolument que je trouve la recette pour  faire cette tarte à la maison, sinon je vais finir par vouloir que les corvées du samedi se multiplient… Vive les Daims !